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Études de cas

Zoom sur cinq démarches d'évaluation

Dernière mise à jour : le 5 Janvier 2017
Pourquoi et comment évaluer l’utilité sociale d’une activité qui veut répondre à un défi social, sociétal ou environnemental ? Comment mesurer ce à quoi elle a contribué, son impact ? Que peut apporter une telle démarche d’évaluation pour les parties prenantes ? Comment valoriser les résultats ? Zoom sur cinq études de cas permettant d’illustrer concrètement des démarches d'évaluation.

De nombreux outils et méthodologies d’évaluation existent, mais ils ne répondent pas tous aux mêmes objectifs. Le choix se fait notamment en fonction des enjeux et des moyens à disposition. Chaque démarche nécessitera des adaptations. Afin d’illustrer la pluralité de ces approches, voici cinq études de cas d’évaluation de l’impact social.

Passeport Avenir : démarche à partir de la méthode de retour social sur investissement

Passeport Avenir cherche à combattre les inégalités sociales, territoriales et financières, qui peuvent freiner l’ambition des jeunes issus des milieux populaires et ce, afin de favoriser l’émergence d’une génération de leaders d’entreprises différents.

En 2012, l’association a mené une démarche d’évaluation de son impact social en s’appuyant sur la méthode du Social Return on Investment (SROI) de façon collective.

Il s’agissait pour l’association de répondre aux principales questions suivantes :

  • Quels changements réels individuels pour les étudiants et tuteurs ?
  • Quels impacts collectifs sur les structures parties prenantes ?
  • Comment quantifier et valoriser les changements sociaux générés par un dispositif ?
  • Comment piloter l’activité en fonction de cet impact ?

Pour en savoir plus, découvrez l'étude de cas "Le retour social sur investissement de Passeport Avenir".

Médiation sociale : évaluation de l’utilité sociale de cette pratique

Apparue dans les années 1980, la médiation sociale est une pratique qui permet de recréer du lien social et du mieux vivre ensemble afin de réinsérer durablement dans la ville les quartiers en difficulté.

En 2005, la Délégation interministérielle à la ville (DIV) et le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) ont décidé d’engager et de financer une évaluation collective de l’utilité sociale de la médiation sociale. L’enjeu était de formaliser la lisibilité et la visibilité de cette pratique.

Pour en savoir plus, découvrez l'étude de cas "Evaluation de l'utilité sociale de la médiation sociale".

Adessadomicile : expérimentation de l’outil "Étoile de progression des familles"

Fédération nationale d’un réseau de plus de 400 structures gestionnaires à but non lucratif œuvrant dans l’aide, le soin à domicile et les services à la personne, Adessadomicile défend le principe d’un service de qualité accessible à tous, fondé sur la solidarité nationale.

Adessadomicile s’est engagée, à partir de 2011, dans une démarche de construction d’un référentiel de mesure de l’impact social des interventions à domicile.

Cette étude de cas détaille une partie de la démarche qui a consisté à expérimenter l’approche "Étoile de progression" (Outcomes Star™) pour les activités Famille. C’est un outil d’évaluation partagé entre "accompagnés" et "accompagnants" pour mesurer le changement sur les bénéficiaires.

Pour en savoir plus, découvrez l'étude de cas "Étoile de progression des familles".

Les Groupements de Créateurs : évaluation randomisée d'un dispositif d'insertion des jeunes

Dispensé principalement dans les Missions locales,  le programme Groupement de Créateurs vise à favoriser l’autonomie et l’insertion professionnelle par l’acquisition d’une culture de l’entreprendre basée sur le projet de la personne.

En 2010, afin de mesurer l’action du programme sur les jeunes de 16-25 ans, le réseau des Groupements de Créateurs (animé par l’Association nationale des Groupements de Créateurs - ANGC), a mené une évaluation d’impact par la méthode de randomisation. 

Pour en savoir plus, découvrez l’étude de cas "Évaluation randomisée d'un dispositif d'insertion des jeunes".

One service : évaluation d’un programme de lutte contre la récidive mis en place dans le cadre du premier Social impact bond (SIB)

Le SIB de Peterborough (prison située au Royaume-Uni) a permis de financer le programme expérimental One service qui vise à diminuer le taux de récidive des personnes condamnées à de courtes peines de prison. La mesure d’impact, au cœur du dispositif, s’appuyait sur la méthode d’appariement sur score de propension (Propensity score matching - PSM).

Pour en savoir plus, découvrez l’étude de cas "Evaluation d'un programme de lutte contre la récidive".