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Financer les investissements au démarrage

Dernière mise à jour : le 29 Juillet 2016
Une fois les statuts déposés, l’entreprise, pour commencer son activité, doit financer ses investissements (achat des terrains, des locaux, du matériel nécessaire à la production, des brevets, des concessions…) et le besoin en fonds de roulement lié au décalage de trésorerie inhérent à toute activité. Il existe pour cela des financements remboursables, des financements non remboursables et des financements assortis de prises de participation.

Les financements non remboursables

Les subventions d’investissement et le mécénat financier
Ces outils permettent aux porteurs de projets de financer leurs immobilisations avec des financements non remboursables. Pour les identifier, il faut être en veille sur les concours et appels d’offre, et déposer des dossiers au fil de l’eau auprès des acteurs concernés par le besoin social que traite le projet.

Voici quelques-uns des acteurs vers qui se tourner :

  • Les collectivités territoriales : en fonction de ses besoins et de son projet, l’entrepreneur social doit trouver l’interlocuteur pertinent entre sa commune, son département ou sa région
  • L’Etat via les services déconcentrés en régions ou dans les départements (Direccte, Draaf, DRJSCS, ARS, etc.)
  • Les fondations : des informations sont disponibles sur les sites de l’Institut de France, de la Fondation de France, de l’Admical et de Mecenova. Par ailleurs la CRESS Nord-Pas de Calais édite un guide des fondations à destination des structures en recherche de financement.

Les dons financiers et matériels
Ils permettent aux structures de réduire les financements nécessaires pour les immobilisations. Ils peuvent provenir d’entreprises ou de particuliers.

Le financement participatif
La liste des plateformes de dons est disponible sur la page Financer le fonctionnement.

 

Les financements remboursables

Le prêt participatif et le compte courant d’associés
Le prêt participatif est un prêt assimilable à des fonds propres, sans prise de participation. Il peut être assorti d’un taux d’intérêt et est remboursé par mensualités ou intégralement à la fin de la durée du prêt. Le compte courant d’associés permet à des structures détenant au moins 5 % du capital de la société de lui consentir des avances en compte courant pour améliorer sa trésorerie. Il est fréquemment couplé avec une prise de participation minoritaire ou un prêt participatif. Voici quelques uns des acteurs à qui s'adresser :

L’apport en fond associatif 
C'est un apport en fonds propres avec droit de reprise à destination des associations et des structures d'insertion par l'activité économique (SIAE), qui est restitué soit au terme de la durée du contrat, soit en plusieurs annuités, au terme d’un différé d’amortissement de 1 an minimum. Il n’est assorti d’aucun intérêt.

Les crédits d’investissement et le crédit-bail
Les crédits d’investissement permettent d’emprunter sur du moyen ou du long terme pour financer les investissements. Les taux d’intérêt sont au prix du marché. Le crédit-bail permet aux entreprises sociales d’utiliser des biens d’équipement, mis à disposition par une société financière, pour une période déterminée, contre paiement d’une redevance périodique. Ces crédits sont accessibles auprès des banques et des banques de l'ESS (voir l'article Financer le fonctionnement).

Le financement participatif
La liste des plateformes de prêt est disponible sur la page Financer le fonctionnement.

 

Les financements via la prise de participation

Le capital-risque solidaire avec prise de participation minoritaire
Il permet à des acteurs de la finance solidaire d’investir en prenant des parts dans la structure et s’assortit le plus souvent d’un accompagnement. Plusieurs acteurs proposent ce dispositif de financement :

Le capital-risque classique avec prise de participation
Certains acteurs de la finance classique ont une sensibilité particulière pour les entreprises sociales.
Certains business angels sont sensibles à l’entrepreneuriat social.
Certaines structures de capital-risque classiques ont orienté une partie de leur investissement vers des projets solidaires ou de développement durable.

L’investissement participatif
Il permet à des particuliers d’investir dans des projets de l'économie sociale et solidaire via une plateforme web. Les particuliers deviennent associés du projet et sont représentés par les gestionnaires de la plateforme. Il existe différentes plateformes de ce type mais, à ce jour, seule Wedogood est entièrement consacrée aux projets d'utilité sociale.

 
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