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La Petite Reine

Dernière mise à jour : le 17 Novembre 2014
C’est en partant du constat que les livraisons de colis en ville étaient source de pollution et de nuisances pour les riverains que La Petite Reine est née en 2001. Depuis, elle a fait beaucoup de chemin et a relevé le défi d’associer un grand groupe de livraisons à son capital pour pérenniser son activité.

Un modèle qui associe livraisons écologiques et insertion vers l’emploi

A l’origine de cette aventure, l’idée de créer un véhicule adapté aux livraisons intra urbaines. C’est ainsi qu’est né le Cargocycle, un vélo triporteur à assistance électrique. « L’avantage de ce véhicule est qu’il est considéré comme un vélo. Il peut donc circuler sur des pistes cyclables et stationner sur les trottoirs le temps de la livraison. Un mode de transport propre donc, et qui peut transporter jusqu’à 180 kg de marchandise », explique Benoit Cabanes directeur d’exploitation de La Petite Reine. « De plus, le métier de livreur à vélo ne nécessite pas de formation ni de diplôme particulier. C’est une formidable activité  pour les personnes éloignées de l’emploi  qui ont besoin de remettre un pied à l’étrier ».

De 2001 à 2009, La Petite Reine se développe sur le créneau des expressistes, autrement dit des entreprises de livraison de colis. La structure se développe peu à peu à Paris dans d’autres villes de France, mais peine à trouver son équilibre financier. En 2009, elle est repérée et rachetée par Ares, Association pour la Réinsertion Economique et Sociale, qui voit en La Petite Reine une superbe opportunité de tremplin vers l’emploi.

 

Le défi du joint-venture pour trouver un équilibre financier

Mais le métier de logisticien est difficile, la concurrence est forte et le marché pris d’assaut par les grands groupes. Pas assez concurrentielle en termes de volume de transport de colis, La Petite Reine ne parvient pas à se développer suffisamment sur ce segment logistique. C’est alors que Thibaut Guilluy, directeur général d’Ares, rencontre en 2011  Hervé Street, le président et fondateur du groupe Star’s Service, leader de la livraison du dernier kilomètre.  Ce dernier est immédiatement séduit par le projet. « Nous avions besoin de trouver un investisseur qui connaisse bien le métier de la logistique », explique Thibaut Guilluy. « Le groupe Star’s Service faisait déjà de l’insertion sans savoir mettre de mots ni de statut dessus. C’est à la fois le caractère écologique et le volet insertion qui ont conquis les dirigeants. »

Le groupe investit et devient actionnaire majoritaire de la structure. Il en profite pour renouveler le cœur de métier de La Petite Reine pour l’orienter vers de la livraison à domicile de courses alimentaires et non-alimentaires  Elle devient alors le « laboratoire de développement durable et d’insertion » de Star’s Service, en offrant à sa clientèle des nouveaux services écologiques, sociaux et durables».

Aujourd’hui, La Petite Reine emploie 70 personnes sur Paris dont 30% sont en insertion. Conventionnée entreprise d’insertion depuis 2009, elle emploie également une chargée d’insertion à temps plein et bénéficie de l’appui d’Ares pour effectuer le suivi social, trouver des formations et réaliser accompagner les salariés en insertion vers l’emploi en entreprise classique.

Plus de 500 000 kms propres parcourus chaque année grâce à  une centaine de Cargocycles ® et une cinquantaine de Kangoo ZE, qui effectuent chaque année 200 000 livraisons propres.  La structure a ainsi réussi à trouver son équilibre financier en 2013. Et compte bien stabiliser cette santé financière avant de repartir à l’assaut des centres-villes de toute la France. 

  • Photo La Petite Reine
    La Petite Reine Photo
Domaine d'activité :
Transport intra-urbain de marchandises, insertion professionnelle
Nombre de salariés :
70
Année de création :
2001
Finalité sociale :
Offrir un service de livraison de colis plus respectueux de l’environnement.
La Petite Reine - Cellule administrative
1 Bis Villa Charles
93800 Epinay / Seine
France
01 53 63 01 64