17/01/2012
Lancer son entreprise sociale : de la nécessité de se faire accompagner

Se poser les bonnes questions
Quel est le problème que je cherche à résoudre ? Quels sont les besoins réels de mon territoire ? Quels objectifs réalistes puis-je me fixer et quelles valeurs structureront mon entreprise ? Une vraie prise de recul est nécessaire pour organiser son projet. Pour répondre à ces questions, en soulever de nouvelles et poser les fondations indispensables, des structures sont là pour conseiller et orienter. Les Chambres régionales de l’économie sociale (CRES) représentent souvent la première porte d’entrée vers les acteurs de terrain. D’autres structures régionales, comme l’Atelier en Ile-de-France proposent d’étudier les motivations, la faisabilité et la viabilité des projets.
Valider et monter le projet
De plus en plus d’acteurs spécialisés se fixent comme objectif l’émergence d’entreprises sociales. Dans le labyrinthe que représente le lancement d’un projet (définition du modèle économique, description de l’organisation générale, choix de la gouvernance et du statut, partenariats à développer, recherche de financements…), ces experts sont des soutiens très précieux. Ils permettent d’échanger, de rencontrer des spécialistes, de se former, de tester son activité, en bref de limiter les erreurs du débutant et d’accélérer son démarrage. Un incubateur social comme Antropia permet même aux incubés d’avoir accès à un soutien financier sous forme de subvention ou de prêt d’honneur. Il existe aussi une multitude de structures, via les réseaux et les fédérations, spécialisées sur les différents secteurs de l’économie sociale : insertion par l’activité économique, commerce équitable, handicap, etc.
Si l’objectif d’un business plan est le même pour toute création, les entreprises sociales peuvent parfois dérouter les conseillers à la création, de par leur finalité sociale, qui les rend moins « rentables » qu’une entreprise à but lucratif. C’est pourquoi il existe des actions de sensibilisation et de formation des acteurs de l’accompagnement. A travers son offre sur l’entrepreneuriat social, l’Avise propose par exemple de former les chambres de commerce pour mieux accueillir et orienter les porteurs de projets d’entreprise sociale. Et de rappeler aux futurs créateurs de connaître leur secteur, mais de savoir également s’ouvrir aux autres champs.







