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Comprendre

Standardisation et personnalisation de la mesure d'impact social

Dernière mise à jour : le 14 Mai 2019
Les débats actuels sur l’évaluation d’impact social s’articulent autour de deux approches de l’évaluation d’impact social : la standardisation de la mesure d’impact social d’un côté, la personnalisation de l’autre.

Standardisation et personnalisation : de quoi parle - t - on ? 

La « standardisation » désigne la mise en place et l’utilisation par les financeurs et les structures d’une méthodologie et d’indicateurs de référence, une « norme de place » devant permettre d’agréger les données des projets, comparer projets et fonds. 

Exemples d’outils ou d’approche standardisée 

  • A l’étranger, la base IRIS du Global Impact investing network (Giin) 
  • En France, l’émergence de l’outil Mesis porté notamment par la Banque des territoires 
  • A terme, les Objectifs de Développement Durable (ODD) offrent la perspective d’un cadre de référence commun à toutes les organisations (privées, publiques, associatives…)
     

La « personnalisation » désigne quant à elle les approches d’évaluation privilégiant le contexte et la spécificité des projets, l’association des parties prenantes tout au long de la démarche. Située sur un temps long, une démarche personnalisée met en avant l’évaluation comme un outil au service de la compréhension des effets d’un projet et de la capacité d’innovation des structures de l’Economie sociale et solidaire.

Le projet VISES, projet transfrontalier franco-belge d’évaluation d’impact social soutenu par le programme européen Interreg et associant 69 entreprises expérimentatrices,  promeut par exemple une approche personnalisée, à l'échelle territoriale et sur une dynamique collective. 

Evaluation personnalisée et mesure standardisée
Evaluation personnalisée et mesure standardisée

Deux approches complémentaires ?

 

On comprend ainsi la différence des deux approches et de leurs finalités. D'un côté la mise à disposition d'indicateurs standards permet à l'ensemble des acteurs (structures, financeurs, pouvoirs publics) de disposer de références de mesure communes. De l'autre, une approche personnalisée est indispensable si l'on veut rendre compte de la complexité et valoriser la spécificité d'un projet ou d'un dispositif, de surcroit dans le champ social. 

L'équilibre reste aujourd'hui encore difficile à trouver, deux exercices pouvant exister en parallèle : d’un côté, fournir et utiliser des indicateurs selon une base pré-existante d'indicateurs dans le cadre notamment du dialogue avec ses financeurs. de l’autre engager une démarche d'évaluation associant par exemple un collectif d'associations, de bénéficiaires, d'autres parties prenantes au service de la compréhension et de l’amélioration de l’impact social sur un territoire. D'une manière générale, le dialogue et la coconstruction entre financeurs et projets des termes de l'évaluation est aujourd'hui indispensable pour répondre à ces enjeux.